Hommages

Des artistes qui ont compté  pour Estampadura …

Gérard JAN (1961–2025)

Gérard Jan, artiste graveur et pastelliste de renom, nous a quittés brutalement en juin 2025, laissant derrière lui une œuvre généreuse, nourrie de voyages, de mémoire et d’une passion pour la beauté des formes. Son œuvre est un dialogue entre rigueur du geste et  poésie du regard.

Formé aux Beaux-Arts de Toulouse (1979–1985) dans l’atelier de René Izaure, Gérard Jan s’est d’abord illustré comme taille-doucier, maîtrisant l’art exigeant de la gravure en creux. Son savoir-faire l’a conduit à travailler pour l’édition, avant que les années 1990 ne marquent un tournant : la découverte du pastel et une exploration ardente du monotype, deux mediums qui ont élargi son champ d’expression.

Ses nombreux voyages en Italie ont profondément influencé son travail. Il aimait les architectures élégantes, en harmonie avec des paysages aux allures de jardins. Il y puisait des registres de forme et de couleurs, des atmosphères reliées à des souvenirs. » Ses œuvres, qu’elles représentent la ville de Toulouse ou les jardins toscans, portent la trace de ce regard singulier et sensible, à la fois témoin et poète.

Après des années passées à Toulouse, il avait choisi de revenir sur ses terres natales de l’Hérault, où la lumière méditerranéenne a continué d’alimenter son inspiration. Gérard Jan était l’un des graveurs les plus réputés de la région. Il laisse une œuvre, à la fois intime et universelle, un témoignage de sa quête incessante de beauté.

Brigitte LE CAISNE (1939-2024)

Née à Paris, Brigitte est la seule fille d’une fratrie de cinq. D’une grande indépendance, elle prend vite son chemin personnel et, si l’on en croit la légende familiale, elle est plutôt rebelle, rétive aux usages et convenances.

Toujours passionnée par ses recherches plastiques, elle a au fil du temps adouci son regard et apaisé ses révoltes.

Elle a été professeur d’arts plastique à l’École alsacienne de 1962 à 2000 et à l’Académie Nicolas Poussin de 1986 à 1988.

Elle a illustré d’eaux-fortes les livres de nombreux poètes.

« Le Travail de Nuit » (Brigitte Le Caisne)

 

Une plume chargée d’encre s’aventure

Sur toute la surface d’un papier Amoureux

Du faire

Elle gambade, tricote, tisse une accumulation

De graphismes courts, spontanée, incisifs, rapides

La nuit est calme

Une lumière douce baigne le travail

M’évade

Le temps n’existe plus.

Inlassablement, j’entrelace des signes,

des heures, des nuits

J’éprouve un étonnant ressenti du faire

Au bout des doigts,

Chantonne !

Des écritures fragmentées, diversifiées

Couvrent progressivement la surface de la feuille.

Dans ce maillage, dense, serré,

Apparitions de « bulles d’air »

Trouées de respiration

Dans l’Inattendu et l’Etonnement

Le travail graphique prend sens

Je m’arrête !

Brigitte LE CAISNE

monotype et collage, 2007

Gérard BANCAL (1945-2020)

 

Après avoir terminé ses études à l’Ecole des Beaux-arts de Toulouse, Gérard Bancal, a su exprimer par ses dessins et ses gravures, sa passion pour les montagnes ariégeoises et pour l’environnement rural dans lequel il a toujours vécu.

Dans son atelier, il a retracé les réalités de son milieu, et recherché inlassablement la perfection graphique et technique d’une eau forte, d’une aquatinte, d’un dessin. Il a su communiquer sa passion des gris, des noirs subtils,des ombres et des lumières.

Il a soigné le détail pour dire l’essentiel.

Gérard laisse une œuvre dense, riche, de grande qualité.

GerardBancal_portrait

« Inclusions N°II »

36,5×20,5 cm eau forte, aquatinte

« Confrontations techniques »,

49.5 cm X 19.6 cm Gravure : techniques mixtes (eau-forte, aquatinte, berceau)

« Paysage au fourgon Peugeot »

30×15 cm  eau forte, aquatinte 3 couleurs, 30 tirages

Guy DUCAU (1942-2017)

C’était un plasticien habité par les recherches entre les couleurs les lignes et les formes, menées avec son épouse Madeleine

Tout d’abord étudiant aux Beaux-arts de Toulouse, puis professeur pendant 33 ans, Il a présenté son travail personnel dans les galeries et salons tel le salon des réalités nouvelles à Paris.

Un peu plus tard il s’est passionné, toujours avec la même exigence, par les techniques de l’estampe. Ses sérigraphies sont pures, équilibrées, et ses xylographies sont proches de la calligraphie.

GuyDucau portrait
« Créer, pour moi, c’est manipuler des éléments plastiques, hors de toute dimension psychologique et expressive consciente. Je m’intéresse à l’élaboration des formes, à la composition et à la qualité des couleurs, trois paramètres pour jouer, doser, combiner. Je fais des choix qui déterminent divers axes de travail. L’abstraction est mon parti »

« Ligne de fracture _dérive » (2013)
Acrylique (70 × 53 cm)
Poudre de marbre sur papier Arches

« LAB-S I »

sérigraphie

« Faille », aquarelle, 72x58cm, 2007, 3/5

« Coeur Bleu », relief polychrome, 34x30x6 cm

oeuvre de Madeleine